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Dans les écoles de Charenton : punition collective pour parents défaillants !

Au sein des écoles de Charenton, une procédure de 2018 impose aux parents de pré-réserver les places de leurs enfants pour l’accueil du soir et du mercredi, au moins 10 jours avant. Cette procédure, peu souple, entraîne parfois quelques ratés lorsqu’une famille oublie de réserver. Mais jusqu’à présent, l’enfant était accueilli et la famille chargée du tarif maximum !

Depuis le 22 mars, la mairie a décidé de ne plus accueillir les enfants dont les parents n’auraient pas réservé leur place, bien que les capacités d’accueil, le personnel encadrant et le nombre de goûters disponibles le permettent. L’accès au centre de loisir est donc désormais refusé à ces enfants qui sont gardés à l’écart par les gardiens d’établissement dans l’attente d’une hypothétique arrivée des parents. Il s’agit en quelques sortes de punir les enfants pour une défaillance des parents ! De plus, cette mesure discriminatoire est prise au mépris des règles les plus élémentaires en matière de garde d’enfant, comme de ne jamais laisser un enfant seul en tête à tête avec un adulte.

Ainsi, pour gérer une poignée de parents récalcitrants à effectuer une démarche de réservation en ligne (environ une dizaine paraît-il), la municipalité emploie la manière forte et stigmatise des enfants qui n’y sont pour rien ! Nous l’invitons à changer de méthode et à réinstaurer un dialogue avec les parents pour imposer le respect d’une règle… qui était sans doute trop stricte dès sa conception.

Loïc RAMBAUD, Conseiller municipal

Rythmes scolaires : où est passé l’intérêt de l’enfant ?

La courte consultation des parents d’élèves menée fin décembre 2017, qui aura mobilisé à peine la moitié des familles, aura produit, de justesse, le résultat attendu par la majorité municipale, à savoir le retour à une organisation du temps scolaire sur 4 journées pleines dans les écoles de la ville.

Une consultation biaisée

Le déséquilibre des explications fournies par la municipalité aux parents d’élèves n’y aura sans doute pas été étranger : d’un côté une simple ligne en faveur du statuquo et de l’autre une pleine page d’arguments vantant le retour à 4 jours. Et pourtant, le principal intérêt de la municipalité pour le retour à 4 jours, à savoir l’économie de personnel municipal, n’a jamais été clairement évoqué.

Notre groupe ne peut que regretter ce retour en arrière qui tient compte de beaucoup d’intérêts particuliers (familles, professeurs) exceptés de ceux de l’enfant.

Un mois d’enseignement en moins chaque année

Désormais, c’est donc le temps d’une matinée d’enseignement qui sera perdu chaque semaine, soit pratiquement un mois par an, et des journées restantes qui seront encore surchargées. La majorité municipale, comme d’autres ailleurs, préfère se voiler la face et ignorer les médiocres performances des élèves français dans les classements internationaux.

Cette décision collective relève de l’irresponsabilité tant elle contribue à réduire les chances des générations futures.

Comment pourra-t-on expliquer dans quelques années que nous n’avions pas compris que c’est en répartissant mieux le temps d’enseignement sur l’année, et non en le concentrant sur un nombre réduit de journées, que l’on permet aux enfants de mieux apprendre et d’utiliser tout leur potentiel ?

Loïc RAMBAUD, Conseiller Municipal
@rambaudloic

Rythmes scolaires à Charenton : pour une simple modification de l’organisation de temps scolaire sur 4 jours ½ !

Entre le 14 et le 20 décembre, la ville de Charenton propose aux parents d’élèves de choisir entre 2 modalités d’organisation du temps scolaire : soit le statuquo d’une semaine à 4 jours ½ sans aucune modification, soit le retour à 4 jours d’école par semaine.

Une troisième option est possible

Notre groupe défend pourtant une troisième option qui éviterait de tout chambouler une nouvelle fois. Elle tiendrait compte des préoccupations des parents et des enseignants. C’est celle d’adapter l’organisation actuelle (sur 4 jours ½) en réduisant les pauses méridiennes de 2h à 1h30 les jours pleins (lundi, mardi, jeudi et vendredi). Cette option présente le mérite de journées plus courtes pour les élèves et les enseignants et va dans l’intérêt de tous :

  • Des enfants qui ont des journées d’apprentissage plus courtes et mieux réparties dans la semaine (5 matinées au lieu de 4) ;
  • Des enseignants qui voient leur présence à l’école diminuer pour se concentrer sur le temps strictement utile ;
  • De la ville et des associations qui peuvent organiser des activités périscolaires de meilleure qualité sur une période plus étendue chaque soir.

Nous dénonçons la vision purement financière qui amène certaines villes à revenir à une organisation à 4 jours créatrice d’inégalités entre les enfants. Nous appelons la municipalité Charentonnaise à ne pas faire ce choix.

Les parents doivent savoir qu’un retour à 4 jours n’aurait pas nécessairement les effets escomptés de réduction de la fatigue des enfants (par ailleurs plutôt contestée) si les journées d’école devaient commencer ¼ d’heure plus tôt et se finir plus tard chaque soir selon le modèle soumis au vote par la municipalité de Charenton.

Comme à Vincennes et Maisons-Alfort, nous invitons les parents Charentonnais à exprimer leur choix de rester sur une organisation à 4 jours ½.

Préservons les 5 matinées d’enseignement par semaine

Cette rentrée 2017 est marquée par la possibilité offerte aux communes qui le souhaitent de revenir à une organisation du temps scolaire sur 4 jours. Revenir sur la précédente réforme en faisant fi de tous les efforts qui ont pu être engagés par les communes pour s’adapter n’est pourtant pas la solution aux problèmes que cette réforme a pu créer. Il aurait été plus opportun de réfléchir à la pérennisation d’un dispositif d’accueil périscolaire facilité par l’Etat et accessible à toutes les communes.

Revenir à 4 jours serait une erreur

Revenir à la semaine de 4 jours est une erreur car il n’est plus à démontrer que c’est sur 5 matinées que les enfants assimilent le mieux les connaissances. Supprimer une demi-journée d’enseignement par semaine au motif que cela coûte est une insulte à l’avenir de nos enfants. Oui l’éducation coûte cher au pays mais l’ignorance bien plus encore !

Les enfants seraient fatigués de se lever 5 jours de suite ! Qu’à cela ne tienne, s’il faut installer une coupure dans la semaine alors remplaçons l’enseignement du mercredi matin par celui du samedi matin ! Notons que sous la semaine à 4 jours, les enfants dont les parents ne peuvent les garder à la maison le mercredi se lèvent tout de même sans pouvoir bénéficier d’une matinée d’enseignement, pendant que leurs camarades font la grasse matinée, ce qui créé une inégalité insupportable et ne résout pas le problème de fatigue.

A Charenton, tous les acteurs de l’éducation, parents, professeurs, personnels accompagnants et municipalité doivent réfléchir ensemble en mettant l’intérêt de l’enfant au cœur de leur priorité pour préparer la rentrée 2018. Nous demandons à la municipalité de ne pas renverser la table et de capitaliser sur les efforts engagés depuis 2014 pour maintenir la semaine à 4,5 jours à Charenton.

Loïc Rambaud, Conseiller municipal