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2018 : Année de la communication sur le développement durable à Charenton

En janvier dernier, le maire nous annonçait que 2018 serait l’année du développement durable à Charenton. Nous attendions alors impatiemment la liste des mesures qu’allait prendre la majorité pour intégrer le changement climatique dans sa politique.
Quelques mesures sont venues. Le tri dans les cantines, 3 ruches au bord de l’A4, la prime à l’achat pour 50 vélos électriques, la journée du développement durable, et puis quoi d’autre ?
Des choses aberrantes comme une cour d’école neuve bétonnée, sans arbre ni verdure, complétement à rebours de ce qui se fait ailleurs ! En novembre, nous sommes bien forcés de constater que les économies d’énergie ont surtout eu lieu sur les initiatives municipales crédibles. D’ailleurs le maire le disait lui-même dans ce journal : « les initiatives doivent surtout venir des citoyens ».
Au contraire, nous pensons que le rôle des élus est d’impulser les changements à l’échelle locale et d’accompagner les initiatives citoyennes. Multiplier l’offre de déplacements propres en créant un réseau dense de pistes cyclables, étendre le tri des biodéchets pour tous, supprimer le plastique jetable dans les cantines, relocaliser la production des repas pour éviter 100 km de transport quotidien, verdir les rues et les bâtiments municipaux pour réduire l’impact des canicules, etc. Les solutions sont là et nombreuses, il ne manque que la volonté de les mettre en œuvre.
 
Loïc RAMBAUD, Conseiller municipal
@rambaudloic

La carte scolaire, un outil de mixité inutilisé par la majorité municipale

Un outil pour la mixité

La carte scolaire définit les affectations aux écoles maternelles et primaires selon des limites géographiques. Si ce document, adopté par les élus municipaux, a pour objectif de garantir une proximité des établissements des domiciles familiaux, il constitue aussi un moyen de favoriser la mixité sociale au sein des écoles de notre ville.
Malheureusement, la majorité municipale a exclu cette logique en concevant une carte scolaire distinguant le nord du sud de Charenton. Pourtant, le diagnostic territorial de notre ville démontre que les voies ferrées représentent une véritable fracture sociale. Malgré cela, la municipalité a préféré cloisonner les inégalités qui existent aujourd’hui entre les Charentonnais plutôt que de les atténuer.

Revoir la sectorisation

Pour notre part, nous défendons une sectorisation « verticale », traversant les voies ferrées, qui permettrait à la fois d’assurer la proximité aux familles et la mixité au sein des établissements. Cette mixité sociale est un outil facilitant la réussite scolaire pour les plus fragiles, mais c’est aussi participer au « vivre ensemble ».
Nous regrettons que ce choix de l’exécutif municipal soit une illustration supplémentaire de leur refus de réduire les disparités locales, voire de les enclaver. Car si cela se pose sur le domaine scolaire, on pourrait également évoquer les programmes de construction de logements sociaux essentiellement situés au sud des voies ferrées.
Alison UDDIN  

Rythmes scolaires : où est passé l’intérêt de l’enfant ?

La courte consultation des parents d’élèves menée fin décembre 2017, qui aura mobilisé à peine la moitié des familles, aura produit, de justesse, le résultat attendu par la majorité municipale, à savoir le retour à une organisation du temps scolaire sur 4 journées pleines dans les écoles de la ville.

Une consultation biaisée

Le déséquilibre des explications fournies par la municipalité aux parents d’élèves n’y aura sans doute pas été étranger : d’un côté une simple ligne en faveur du statuquo et de l’autre une pleine page d’arguments vantant le retour à 4 jours. Et pourtant, le principal intérêt de la municipalité pour le retour à 4 jours, à savoir l’économie de personnel municipal, n’a jamais été clairement évoqué.

Notre groupe ne peut que regretter ce retour en arrière qui tient compte de beaucoup d’intérêts particuliers (familles, professeurs) exceptés de ceux de l’enfant.

Un mois d’enseignement en moins chaque année

Désormais, c’est donc le temps d’une matinée d’enseignement qui sera perdu chaque semaine, soit pratiquement un mois par an, et des journées restantes qui seront encore surchargées. La majorité municipale, comme d’autres ailleurs, préfère se voiler la face et ignorer les médiocres performances des élèves français dans les classements internationaux.

Cette décision collective relève de l’irresponsabilité tant elle contribue à réduire les chances des générations futures.

Comment pourra-t-on expliquer dans quelques années que nous n’avions pas compris que c’est en répartissant mieux le temps d’enseignement sur l’année, et non en le concentrant sur un nombre réduit de journées, que l’on permet aux enfants de mieux apprendre et d’utiliser tout leur potentiel ?

Loïc RAMBAUD, Conseiller Municipal
@rambaudloic

Préservons les 5 matinées d’enseignement par semaine

Cette rentrée 2017 est marquée par la possibilité offerte aux communes qui le souhaitent de revenir à une organisation du temps scolaire sur 4 jours. Revenir sur la précédente réforme en faisant fi de tous les efforts qui ont pu être engagés par les communes pour s’adapter n’est pourtant pas la solution aux problèmes que cette réforme a pu créer. Il aurait été plus opportun de réfléchir à la pérennisation d’un dispositif d’accueil périscolaire facilité par l’Etat et accessible à toutes les communes.

Revenir à 4 jours serait une erreur

Revenir à la semaine de 4 jours est une erreur car il n’est plus à démontrer que c’est sur 5 matinées que les enfants assimilent le mieux les connaissances. Supprimer une demi-journée d’enseignement par semaine au motif que cela coûte est une insulte à l’avenir de nos enfants. Oui l’éducation coûte cher au pays mais l’ignorance bien plus encore !

Les enfants seraient fatigués de se lever 5 jours de suite ! Qu’à cela ne tienne, s’il faut installer une coupure dans la semaine alors remplaçons l’enseignement du mercredi matin par celui du samedi matin ! Notons que sous la semaine à 4 jours, les enfants dont les parents ne peuvent les garder à la maison le mercredi se lèvent tout de même sans pouvoir bénéficier d’une matinée d’enseignement, pendant que leurs camarades font la grasse matinée, ce qui créé une inégalité insupportable et ne résout pas le problème de fatigue.

A Charenton, tous les acteurs de l’éducation, parents, professeurs, personnels accompagnants et municipalité doivent réfléchir ensemble en mettant l’intérêt de l’enfant au cœur de leur priorité pour préparer la rentrée 2018. Nous demandons à la municipalité de ne pas renverser la table et de capitaliser sur les efforts engagés depuis 2014 pour maintenir la semaine à 4,5 jours à Charenton.

Loïc Rambaud, Conseiller municipal

Septembre 2014 – Ruine de la réforme des rythmes scolaires à Charenton

Après des mois de travail, les enseignants, ATSEMs, élus, parents d’élèves, associations ont adopté à l’unanimité un projet de nouveaux rythmes scolaires pour Charenton. Pourtant, la mairie vient de changer brutalement d’avis et de jeter cet accord aux oubliettes.

Cette réforme a pour but de mieux répartir le temps d’apprentissage ET de permettre un accès à des activités périscolaires enrichissantes (culture, sport, etc.) pour tous les enfants. Avec le projet de la ville, l’égalité d’accès à ces activités « intelligentes et épanouissantes » n’est pas assurée. Au lieu de ça, nos enfants resteront simplement en récréation, matin et soir. Les élémentaires resteront à l’étude jusqu’à 17h30 puis seront mis en garderie jusqu’à l’arrivée des parents. Point de nouvelles activités ou d’épanouissement !

Bien qu’une subvention d’Etat ait été accordée, l’équipe municipale fait le choix politique de ne pas investir le moindre centime pour nos enfants. Leur épanouissement ne vaut-il même pas un petit effort de la commune ? Ou bien s’agit-il seulement d’une volonté de faire capoter la réforme ?

Dans l’état actuel, les nouveaux rythmes proposés par la municipalité ne répondent pas à l’ambition de la réforme. Le temps laissé libre mériterait d’être bien mieux utilisé et mis à profit pour nos enfants. Leur intérêt doit être placé devant toute autre considération politique.

Loïc Rambaud,
Conseiller Municipal