Archives par étiquette : Conseil Municipal

le Syctom doit réviser sa copie pour l’incinérateur d’Ivry

Lors de la présentation de ce nouveau projet d’incinérateur à Ivry, Mme Magne signalait les réserves émises par l’autorité environnementale. Elle a bien raison d’en parler car elles sont nombreuses. Mais ce que Mme Magne oublie de nous dire c’est que dans son ensemble, l’avis de l’autorité environnementale sur ce projet est défavorable ! Cela n’est pas anecdotique.

Des hypothèses erronées

Ce projet de nouvel incinérateur est basé sur une hypothèse de gisement de déchets qui est largement surestimée. La différence entre l’estimation du SYCTOM retenue pour dimensionner le projet et celle des associations, reprise par l’autorité environnementale, est de 400 000 tonnes de déchets par an. Sur un total de 720 000 tonnes à long terme, la différence n’est pas une paille. Ce projet ne tient pas compte des objectifs de réduction des déchets qui sont fixées par la loi de transition énergétique pour une croissance verte, il est donc en quelques sortes illégal. Cette loi fixe un objectif de 55 % des déchets recyclés en 2020 alors que le SYCTOM fixe lui un objectif de 27 % en … 2025. On est donc loin du compte. Ce qui risque de se passer à moyen ou long terme, c’et que le gisement de déchets produits par les communes adhérentes au SYCTOM ne soit plus suffisant et qu’il faille alors que le SYCTOM importe des déchets de l’extérieur pour faire fonctionner l’usine. Ce serait une aberration !

Le flou du projet d’unité de valorisation organique

De plus, ce projet de nouvel incinérateur contient, dans sa troisième tranche, une unité de valorisation organique dont on peine à comprendre les contours et objectifs. Lors de la commission PADT du 15 mai 2018, Mme Magne nous parlait d’un système de tri des déchets organique. Or la loi de transition énergétique impose qu’un tri à la source des biodéchets soit mis en place en 2025. Que triera donc cette unité de tri, qui devrait être opérationnelle en 2027, soit 2 ans après la mise en place du tri à la source ? Ensuite, Mme Magne nous explique qu’il n’y aura pas de compostage, et pas de méthanisation non plus. Mais que fera donc cette unité de valorisation organique ? Il est difficile d’en savoir plus, et donc difficile d’approuver le projet en l’état.

Voilà donc beaucoup de raisons qui nous pousseront à voter contre ce projet. Le SYCTOM doit revoir sa copie pour se mettre en conformité avec la loi de transition énergétique.

Intervention de Loïc RAMBAUD lors du conseil municipal de Charenton-le-Pont le 23 mai 2018

Budget Primitif de Charenton – Intervention de GM Bellaïche devant le Conseil Municipal du 11 avril 2018

Mes chers collègues,

J’ai failli commencer cette intervention par un satisfecit sur la nouvelle notoriété nationale, voire même internationale, de notre ville. Quel média n’a pas parlé de Charenton ces dernières semaines ?

Vous l’aurez noté, deux sujets ont occupé la presse concernant notre ville : d’une part le projet Charenton-Bercy et d’autre part le stationnement payant des deux roues. Nous avons, lors du précédent Conseil, indiqué quelles étaient nos ambitions, souvent partagées, pour le projet de Bercy.

Mais reconnaissez que ce qui a fait le plus parler de notre ville est le stationnement payant des deux roues et le fait que nous soyons les 1ers en France à le faire.

Alors être les pionniers, pourquoi pas ?

Mais, et c’est à l’image de ce que nous allons dérouler tout au long de ce débat, être les premiers sur un nouvel impôt, non pardon et c’est toute la subtilité de votre gestion, pas un nouvel impôt mais une nouvelle charge imposée, je m’en serai bien passé.

Car, c’est ainsi qu’est construit l’architecture de ce Budget Primitif 2018.

D’un côté Charenton Magazine annonçant, à la manière des publicités sur les crédits voitures, 0% d’augmentation des impôts et après en petit, mais comme vous ne prenez même pas la peine de le faire c’est à nous de le dire, les conditions de ce 0% sont éloquentes… Attention à la publicité mensongère…par omission !

C’est vrai la part communale d’imposition ne va pas variée…mais c’est bien la seule ! Tout d’abord si le taux ne change pas les bases elles évoluent par décisions gouvernementales. Continuer la lecture

J-M Brétillon brise la démocratie à Charenton !

Jean-Marie Brétillon, le maire de Charenton, a-t-il perdu les pédales ?
Invectives, refus de débattre sur le fond, propos dénigrants, attaques personnelles, micro coupé, séance levée avant le terme du débat, non transmission de documents essentiels, … Voilà ce que le maire de Charenton fait « subir » aux élus des oppositions qu’ils soient de droite ou de gauche !
Tellement sûr d’être l’incarnation vivante de la ville, le voilà prêt à croire que critiquer sa gestion serait critiquer Charenton. Et bien non !
Nous aimons notre ville, mais rejetons son mode actuel de gestion,
Nous aimons notre ville, mais dénonçons le vivre ensemble que cette majorité nous propose,
Alors quand J-M Brétillon dit à ceux qui « osent » s’opposer à sa politique :« Charenton on l’aime ou la quitte », les Charentonnais qui s’opposent à sa politique, lui répondent : « nous aimons Charenton, notre ville, mais c’est la politique que vous menez qui nous déplaît : vous n’êtes pas, et ne serez jamais, Charenton ! »

20160217-Le Parisien les élus PS quitent le Conseil

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de l’intervention de G-M BELLAÏCHE, prononcée au non des élus du groupe « Charenton avant tout ! » lors du dernier Conseil municipal de Charenton qui s’est tenu le 17 février 2016 :

Monsieur le Maire,
Mes cher(e)s Collègues,

C’est le moment du Débat d’Orientation Budgétaire.
Moment politique s’il y en avait.

C’est l’instant où les groupes politiques peuvent exposer leurs positions sur l’existant et la route à suivre pour l’avenir. J’ai bien dit les groupes politiques, ou les élus démocratiquement installés s’ils n’ont pas de groupe.
En effet, et c’est pour nous l’occasion de saluer le bon travail de l’administration sur les documents de DOB qui nous ont été remis. Continuer la lecture

Proposition d’un voeu de la commune de Charenton pour accueillir des réfugiés de guerre

Intervention de Loïc Rambaud au Conseil Municipal de Charenton-le-Pont pour que la ville participe à l’accueil des réfugiés de guerre persécutés dans leur pays.

Nous avons tous pris connaissance, récemment, des drames humanitaires qui se jouent depuis plusieurs mois, voire depuis plusieurs ann.es, en Syrie, en Irak, en Afghanistan ou en Erythrée. Les populations de ces pays fuient la guerre, l’esclavage, la barbarie de Daesh et, tout naturellement, se tournent vers l’Europe, vers la France, dont c’est la tradition d’accueillir ces hommes et ces femmes persécutés.

L’afflux auquel sont confrontés les pays de l’Union Européenne est aujourd’hui considérable. Ces personnes ont traversé la Méditerranée au péril de leur vie et portent en nous un immense espoir d’accueil. Nous ne pouvons décemment pas les renvoyer chez elles comme si de rien n’était. Il en est de la responsabilité de chacun, partout en France, de participer à l’effort pour accueillir ces familles et de les intégrer correctement. Bien intégrées, ces familles peuvent être aussi une richesse pour la France de demain.

C’est pourquoi nous souhaitons que la Commune de Charenton participe également à cet effort, comme plusieurs communes de tous bords politiques l’ont déjà fait, en accueillant quelques familles de réfugiés, en mettant à disposition des moyens matériels ou financiers, en développant des partenariats avec des associations ou des familles pour participer à cet effort d’accueil. A cet effet, nous vous proposons donc de voter ce voeu.

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Après débat, le voeu a été rejeté à la majorité 30 voix contre « groupe Charenton Demain » et 5 voix pour groupes « Charenton AvantTout », « Pour Charenton, l’Humain et l’écologie » et « Charenton Ambition ».

face au bruit, les Charentonnais pas tous égaux !

Quelques heures seulement après la fin du « Weather Festival » dans le bois de Vincennes, la municipalité était vent debout contre les effluves de musique électronique que nous avons pu entendre jusqu’à Charenton. Une débauche d’énergie démesurée a été mise en œuvre pour « râler » contre ce festival parisien à coup de communiqué de presse et de vœu proposé au Conseil municipal. La preuve est faite que lorsqu’elle le veut, la majorité municipale peut agir vite, même très vite. C’est rassurant !

Il est malheureux qu’autant d’énergie ne soit pas engagée dans la lutte contre les nuisances sonores qui existent ailleurs à Charenton. Proposer de limiter (et non supprimer) le bruit de 3 nuits de festival serait un bon début. Agir pour réduire les nuisances que subissent d’autres Charentonnais(es) toute l’année et pas seulement la nuit, ce serait mieux ! Ces Charentonnais(es) là aussi comptent sur l’action de la municipalité pour faire avancer les dossiers d’une protection phonique le long de l’autoroute ou d’une couverture des voies ferrées. Sur ces aspects-là, nous ne pouvons que regretter que la majorité municipale ait totalement baissé les bras.

M. le maire, après 14 ans de mandat, il serait temps de réviser vos priorités en matière de lutte contre les nuisances sonores ! Proposez nous un vœu pour lutter contre les nuisances de l’autoroute et des voies ferrées et nous le voterons immédiatement.

Loïc RAMBAUD, Conseiller municipal.

Charenton Avant Tout défend la fusion entre Charenton et Saint-Maurice

Intervention de Loïc RAMBAUD au Conseil municipal du jeudi 16 octobre 2014 dans le cadre de la présentation du rapport d’activité 2013 de la communauté de communes Charenton – Saint-Maurice.

Monsieur le Maire,
Ce n’est pas vraiment une question ; plutôt une réflexion. Comme vous le savez, le groupe politique auquel j’appartiens soutient, depuis sa création, le projet de la Communauté de communes entre Charenton et Saint-Maurice. Néanmoins, nous faisons régulièrement part de notre déception à l’égard de la façon dont cet outil est utilisé depuis 10 ans. Mis à part la collecte et le traitement des déchets, ou encore la réunion des activités culturelles de nos deux communes, cet outil commun est sous-utilisé. En tout cas, il n’atteint pas la dimension à laquelle il aurait pu prétendre.

Comme vous le soulignez dans l’éditorial de ce rapport d’activités, les habitants de la Communauté de communes ont largement commencé à intégrer le principe du rapprochement entre Charenton et Saint-Maurice. Vous déplorez que nos deux communes soient obligées de se séparer une fois encore. Certes, la loi prévoyant la création de la future Métropole du Grand Paris et la réorganisation des territoires, nous obligera à intégrer une intercommunalité de taille plus importante, dans laquelle nous ne pourrons pas nécessairement choisir nos futurs partenaires, mais ceci ne nous semble pas une raison suffisante pour remettre en cause le destin commun qui unit la ville de Charenton et celle de Saint-Maurice.

La simplification du maillage territorial, la clarification des missions administratives et la volonté de réaliser des économies de fonctionnement, sont les raisons qui poussent le Gouvernement à créer ces futures intercommunalités. Mieux utiliser l’argent public, optimiser les services rendus sans les réduire et améliorer leur visibilité pour les administrés : voilà des objectifs vers lesquels nous devrions tous tendre. Les futures intercommunalités prévues par la loi feront plus de 300 000 habitants. Quels poids auront les Charentonnais et les Mauritiens, s’ils restent séparés ?

A l’heure de cette nécessaire simplification administrative et de la volonté des habitants de Charenton et de Saint-Maurice, et de leurs élus sans doute, de conserver une relation privilégiée entre eux, ne serait-il pas temps, pour Saint-Maurice et Charenton, de prendre conscience de leur destin commun et d’oser la fusion de nos deux villes ?

Vous observerez que tous les ingrédients sont réunis pour prendre le chemin de cette fusion. Monsieur CAMBON et vous-même êtes dans votre dernier mandat, si l’on en croit vos promesses électorales : voilà encore un atout pour éviter une « guerre des chefs » dans la conquête du fauteuil de Maire de notre future commune et préparer cette fusion sereinement. Nous proposons de la réaliser en créant dans chaque ville une commission de préfiguration associant les habitants, en vue d’organiser un référendum municipal sur nos deux communes.

Depuis leurs origines, Charenton et Saint-Maurice ont toujours été étroitement liées. Il fut un temps où elles ne faisaient qu’une. Je vous invite donc à ce qu’à l’avenir, ces deux communes ne fassent plus qu’une, encore une fois.

Merci.

Février 2015 – Vivre debout pour la liberté

La France a été touchée en son cœur par des actes d’une barbarie inouïe. Il ne s’agit rien de moins que d’une déclaration de guerre faite à la liberté d’expression et aux valeurs fondamentales de notre République.
A quelques centaines de mètres de nos portes, l’exécution de 17 français, parce qu’ils étaient journalistes, policiers ou juifs, nous a rappelé à quel point nos libertés étaient fragiles. Face à ces menaces, pour défendre l’idéal humaniste porté par la France depuis plus de deux siècles, nous devons plus que jamais être rassemblés et unis. Ne cédons pas à la tentation de la vengeance et de la colère. L’amalgame trop facile entre musulmans et djihadistes est un piège qui vise à saper les bases de notre savoir vivre ensemble. Divisés, nous ne serions que plus fragiles et vulnérables aux totalitarismes. Ce serait déjà une victoire pour les terroristes. Tant que nous resterons debout, comme 4 millions d’entre nous le 11 janvier 2015, et que nous refuserons de nous laisser imposer le silence, les terroristes ne gagneront pas !

N’oublions jamais le prix fort payé par nos compatriotes, victimes d’user de leur liberté d’expression, de protéger nos libertés ou de vivre leur religion. Cela ne doit plus jamais arriver ! Il est de notre responsabilité à nous tous, citoyens, de dépasser nos différences et de parvenir à vivre ensemble guidés par cet idéal de liberté, d’égalité et de fraternité.

 
NOUS SOMMES CHARLIE
 

Charenton-le-Pont, zone hors TAFTA ? La position du groupe Charenton Avant Tout

Intervention de Gilles-Maurice Bellaïche en Conseil Municipal du jeudi 16 octobre 2014 suite à la proposition de vœu du groupe « Pour Charenton, l’humain et l’écologie » visant à déclarer la commune de Charenton-le-Pont « hors zone TAFTA ».

« […] Le fond de ce vœu, je le connais bien, puisqu’on l’a déjà étudié ailleurs. Il date un peu dans sa forme, car depuis, un certain nombre de choses ont évolué. Certains ont eu raison d’alerter les pouvoirs publics :

  • sur la confidentialité des négociations : elles ne le sont plus,
  • sur l’opacité : cela n’est plus le cas,
  • sur l’imposition de ce TAFTA ou TTIP : c’est un traité donc, de toute manière, il devra passer pour ratification devant le Parlement, et s’il n’est pas ratifié, il ne sera pas mis en application.

Je suis tout à fait d’accord avec ce qui est demandé pour le contrôle démocratique, mais je ne suis absolument pas d’accord pour qu’on se prive d’ouvrir sur des nouveaux marchés. Le TAFTA est dans le sens Amérique du Nord – France, mais aussi dans le sens France – Amérique du Nord. Cela nous ouvre un certain nombre de marchés, mais bien entendu, il faut que cette supranationalité dont vous parlez soit supprimée.

La seule loi qui vaut en France est la loi française, et la seule loi supérieure à la loi française, ce sont les directives européennes que nous avons accepté d’intégrer dans notre législation. En aucun cas, on ne pourrait mettre les collectivités publiques, quelles qu’elles soient, en face des multinationales qui deviendraient les reines du monde ! C’est ORWELL, c’est 1984 ; en tout cas, ce n’est pas comme cela que je l’imagine.

Sur le reste, si ce vœu était adopté, j’adorerais qu’on mette en place le débat municipal proposé. Vous avez eu raison d’indiquer que c’était une image et un symbole, la « zone hors TAFTA », parce que j’allais proposer qu’on installe en même temps des octrois à l’entrée de la ville de Charenton, histoire de remettre un certain péage – pas pour l’écotaxe. En conclusion, nous nous abstiendrons sur cette proposition de vœu, parce que nous avons une cohérence. Vous revendiquez le vote au Conseil régional ; le groupe socialiste s’est abstenu, l’UMP a voté contre, il n’y a que le Front de Gauche et les Verts qui ont voté pour.

Résultat du vote : Le vœu est rejeté à la majorité (2 voix pour – groupes « Pour Charenton, l’Humain et l’Écologie » et « Charenton Ambition », 3 abstentions – groupe « Charenton Avant Tout », et 30 voix contre – groupe « Charenton Demain »)

Mai 2014 – L’expression de l’opposition en 1 462 signes !

1462 signes, c’est le nombre de caractères (espaces compris) à ne pas dépasser pour la tribune des élus du groupe “Charenton avant tout “. Ces tribunes libres existent grâce à une loi, votée par la gauche, qui voulait donner un droit d’expression spécifique aux élus d’opposition. Rien ne justifie de répartir l’espace dédié en fonction des suffrages remportés par chaque liste.
En refusant d’assurer une égalité de traitement, comme c’était le cas avant, la majorité municipale ne respecte pas l’esprit de la loi.
Les trois groupes d’opposition sont donc contraints de se partager moins de la moitié d’une page, tandis que la majorité, disposant déjà d’une trentaine de pages du “Charenton magazine”,
s’octroie en plus une tribune de taille disproportionnée ! Ce choix arbitraire montre le peu de respect qui est porté au débat local à Charenton.
Mais pire encore, lors de la désignation des représentants de la ville, la majorité, quand elle l’a pu, a purement et simplement rayé l’opposition de toute représentation.
Malgré ces contraintes, nous sommes plus déterminés que jamais à assurer notre rôle d’élus d’opposition et apporter un autre regard et une autre voix sur les enjeux locaux à chaque fois que cela est nécessaire !

Alison Uddin,
Conseillère Municipale