Archives de l’auteur : Loïc Rambaud

Dans les écoles de Charenton : punition collective pour parents défaillants !

Au sein des écoles de Charenton, une procédure de 2018 impose aux parents de pré-réserver les places de leurs enfants pour l’accueil du soir et du mercredi, au moins 10 jours avant. Cette procédure, peu souple, entraîne parfois quelques ratés lorsqu’une famille oublie de réserver. Mais jusqu’à présent, l’enfant était accueilli et la famille chargée du tarif maximum !

Depuis le 22 mars, la mairie a décidé de ne plus accueillir les enfants dont les parents n’auraient pas réservé leur place, bien que les capacités d’accueil, le personnel encadrant et le nombre de goûters disponibles le permettent. L’accès au centre de loisir est donc désormais refusé à ces enfants qui sont gardés à l’écart par les gardiens d’établissement dans l’attente d’une hypothétique arrivée des parents. Il s’agit en quelques sortes de punir les enfants pour une défaillance des parents ! De plus, cette mesure discriminatoire est prise au mépris des règles les plus élémentaires en matière de garde d’enfant, comme de ne jamais laisser un enfant seul en tête à tête avec un adulte.

Ainsi, pour gérer une poignée de parents récalcitrants à effectuer une démarche de réservation en ligne (environ une dizaine paraît-il), la municipalité emploie la manière forte et stigmatise des enfants qui n’y sont pour rien ! Nous l’invitons à changer de méthode et à réinstaurer un dialogue avec les parents pour imposer le respect d’une règle… qui était sans doute trop stricte dès sa conception.

Loïc RAMBAUD, Conseiller municipal

2019 sous le signe de la solidarité

Le thème de l’année 2019 à Charenton sera donc celui de la solidarité. Ce choix de la majorité municipale nous semble tout à fait judicieux dans la mesure où la marge de progrès en la matière reste considérable à Charenton.

L’essentiel de la politique de solidarité menée à Charenton repose aujourd’hui sur les associations de bénévoles, qui réalisent un travail extraordinaire avec des moyens limités et fluctuants au gré de la bonne générosité des Charentonnais. Citons par exemple l’épicerie solidaire « Le petit plus » qui permet aux plus démunis d’accéder à des vivres bon marché, ou encore l’association des familles qui réalise bon nombre d’actions sociales et éducatives.

Par contre, le bras armé de la ville, le Centre Communal d’Action Social (CCAS), peine toujours autant à redistribuer les fonds qui lui sont attribués. Non pas parce que les besoins sont inexistants mais plutôt par excès de rigidité dans la définition des critères d’attribution des aides, ce qui amène chaque année le CCAS à disposer d’un excédent financier non utilisé.

Et puisque le maire admet qu’il est à l’écoute de nos propositions, voici une liste de premières mesures qui rendront immédiatement la ville plus solidaire : 1) réviser le barème du quotient familial pour le rendre équitable, 2) appliquer ce quotient dans l’ensemble des services municipaux, 3) revaloriser les subventions aux associations solidaires, 4) assouplir les critères d’attribution des aides du CCAS et 5) créer des postes municipaux de travailleurs sociaux.

Loïc RAMBAUD, Conseiller Municipal
@rambaudloic
www.charentonavanttout.fr

2018 : Année de la communication sur le développement durable à Charenton

En janvier dernier, le maire nous annonçait que 2018 serait l’année du développement durable à Charenton. Nous attendions alors impatiemment la liste des mesures qu’allait prendre la majorité pour intégrer le changement climatique dans sa politique.
Quelques mesures sont venues. Le tri dans les cantines, 3 ruches au bord de l’A4, la prime à l’achat pour 50 vélos électriques, la journée du développement durable, et puis quoi d’autre ?
Des choses aberrantes comme une cour d’école neuve bétonnée, sans arbre ni verdure, complétement à rebours de ce qui se fait ailleurs ! En novembre, nous sommes bien forcés de constater que les économies d’énergie ont surtout eu lieu sur les initiatives municipales crédibles. D’ailleurs le maire le disait lui-même dans ce journal : « les initiatives doivent surtout venir des citoyens ».
Au contraire, nous pensons que le rôle des élus est d’impulser les changements à l’échelle locale et d’accompagner les initiatives citoyennes. Multiplier l’offre de déplacements propres en créant un réseau dense de pistes cyclables, étendre le tri des biodéchets pour tous, supprimer le plastique jetable dans les cantines, relocaliser la production des repas pour éviter 100 km de transport quotidien, verdir les rues et les bâtiments municipaux pour réduire l’impact des canicules, etc. Les solutions sont là et nombreuses, il ne manque que la volonté de les mettre en œuvre.
 
Loïc RAMBAUD, Conseiller municipal
@rambaudloic

La délégation des crèches municipales n’apportera rien de positif pour les Charentonnais

Lors du Conseil Municipal du 27 juin 2018, la majorité proposait de recourir à une délégation de service public (DSP) pour l’exploitation de la future crèche multi-accueil Paris. Cette crèche devrait ré-ouvrir prochainement dans le quartier de l’Hôtel de Ville, suite à sa fermeture en 2017 en raison d’un incendie.

Intervention de Loïc RAMBAUD en séance du 27 juin 2018

Monsieur le Maire,
en accompagnement de la présente délibération qui est soumise au vote et qui nous propose de recourir à une concession pour la crèche multi-accueil Paris, qui rouvrira en 2019, comme le précisait Madame KADOUCH, il y a un rapport riche en informations. J’espère d’ailleurs que mes collègues, au sein de ce Conseil, en ont pris connaissance, car il est fort intéressant.

Qu’apprend-on dans ce rapport ?
Que le service Petite Enfance de la Ville de Charenton est exemplaire, qu’il offre une prestation et un fonctionnement de qualité ; les utilisateurs de ce service en sont tout à fait satisfaits. On y apprend que le personnel municipal qui y travaille est d’une qualité et d’une expérience remarquables, et qu’il existe même un pool de remplaçants qui permet de pallier les imprévus ou d’améliorer, le cas échéant, le taux d’encadrement des enfants, un peu comme une cerise sur le gâteau, en quelque sorte. En matière économique et budgétaire, le service est tout à fait comparable à ce que l’on peut retrouver ailleurs, dans d’autres villes. On peut même y trouver une marge de progression qui pourrait nous permettre de réaliser quelques économies – cela fait partie des recommandations qui sont faites par ESPELIA (ndlr le cabinet qui conseille la municipalité sur ce point) en développant la fonction accueil occasionnel et en augmentant le taux de facturation. Si je souligne ce point, c’est notamment pour dire que le coût de revient de ce service pourrait être réduit, et donc lorsqu’on utilise le coût pour inciter à une Délégation de Service Public, on pourrait peut-être d’abord travailler à la réduction de ce coût.

À l’inverse, dans le rapport, et c’est tout à son honneur, on peut lire que l’expérience de la mise en délégation du multi-accueil Bleu à Charenton a été quelque peu difficile, que de nombreux mécontentements se sont exprimés de la part de parents, et que même la Ville aurait des choses à redire, par exemple sur la qualité des recrutements réalisés. Certes, aujourd’hui, cela semble aller un peu mieux (au 30/10/2018 ce n’est finalement pas le cas), mais le constat est posé que les objectifs qualitatifs qui figuraient dans le contrat n’étaient probablement pas assez contraignants et qu’ils n’ont pas permis d’apporter l’assurance d’un service de qualité pour les Charentonnais.

Le plus ironique dans tout cela, c’est que l’un des arguments avancés pour la mise en DSP semble être de faire bénéficier les Charentonnais du savoir-faire reconnu d’une grande entreprise privée, alors qu’en réalité, cette entreprise semble loin d’être en capacité d’égaler la qualité de service proposée par le personnel municipal de la Petite Enfance.

Nous devons donc nous prononcer ce soir sur la possibilité de recourir, encore une fois, à une mise en DSP, cette fois pour le multi-accueil Paris. Nous allons nous prononcer contre cette délibération, car nous ne pensons pas que cette mise en DSP puisse apporter quoi que ce soit de positif pour les Charentonnais.

Notre vision du rôle d’une Municipalité est de faciliter la vie des citoyens, en leur proposant des services publics dequalité et efficaces. Alors oui, cela nécessite l’utilisation de l’impôt, payé par tous, pour financer le service de quelques-uns. C’est ce principe qui veut que tout un chacun puisse bénéficier, à un moment donné, d’un service au sein de sa commune. C’est ce qui augmente l’attractivité d’une ville et permet à ses habitants de s’y sentir bien, et l’on sait à quel point c’est important à Charenton, puisque la ville a été classée, notamment, dans le top des villes où il fait bon vivre, encore récemment. Un service public de haut niveau augmente donc la qualité de vie des familles et l’attractivité du territoire.

Ce que je vous décris là ressemble à la situation actuelle de Charenton, et votre choix de recourir à une DSP qui, je suis sûr, aura des suites – on a eu le multi-accueil Bleu, maintenant on a le multi-accueil Paris, on ne voit pas ce qui pourrait vous empêcher d’aller dans la même direction pour les autres structures – ce choix ne prend pas le bon chemin pour permettre de maintenir un service de qualité au bénéfice des Charentonnais.

En effet, votre logique nous semble purement comptable, vous ne voyez pas la réduction de la qualité, mais plutôt la grosse économie que vous allez réaliser. Cette attitude, nous ne la cautionnons pas, et en allant dans cette direction vous allez fragiliser le service municipal en place ; en réduisant progressivement le nombre de structures municipales, vous mettrez en péril le maintien des compétences acquises par le personnel, et c’est la qualité de service rendu qui se dégradera inexorablement. Je comprends votre intérêt particulier à vouloir à tout prix réduire le coût de fonctionnement de la ville dans le contexte actuel des réductions de dotations de fonctionnement, mais il faut aussi accepter le fait qu’une ville se doit de proposer des services municipaux de qualité et que cela représente un coût minimum qu’il est dangereux de vouloir rogner à tout prix. Un service public de la Petite Enfance est possible à Charenton, et ceci sans tomber dans la gabegie.

Merci.

Les élus mobilisés contre la fermeture de nuit du commissariat de Charenton

Ce samedi 9 juin 2018, les élus du groupe Charenton avant tout étaient présents devant le commissariat de Charenton le Pont afin d’apporter leur soutien à la mobilisation contre le projet de fermeture de nuit du commissariat et de mutualisation avec celui de Maisons-Alfort.

Nous estimons que ce projet va à l’encontre des besoins grandissants de sécurité de la population et est à l’exact opposé des déclarations faites par le ministre de l’intérieur sur l’augmentation des moyens alloués à nos forces de sécurité.

De plus, ce projet de fermeture la nuit nous semble n’être que la première étape d’une fermeture totale du commissariat dans le futur. c’est pourquoi nous y sommes opposés.

 

le Syctom doit réviser sa copie pour l’incinérateur d’Ivry

Lors de la présentation de ce nouveau projet d’incinérateur à Ivry, Mme Magne signalait les réserves émises par l’autorité environnementale. Elle a bien raison d’en parler car elles sont nombreuses. Mais ce que Mme Magne oublie de nous dire c’est que dans son ensemble, l’avis de l’autorité environnementale sur ce projet est défavorable ! Cela n’est pas anecdotique.

Des hypothèses erronées

Ce projet de nouvel incinérateur est basé sur une hypothèse de gisement de déchets qui est largement surestimée. La différence entre l’estimation du SYCTOM retenue pour dimensionner le projet et celle des associations, reprise par l’autorité environnementale, est de 400 000 tonnes de déchets par an. Sur un total de 720 000 tonnes à long terme, la différence n’est pas une paille. Ce projet ne tient pas compte des objectifs de réduction des déchets qui sont fixées par la loi de transition énergétique pour une croissance verte, il est donc en quelques sortes illégal. Cette loi fixe un objectif de 55 % des déchets recyclés en 2020 alors que le SYCTOM fixe lui un objectif de 27 % en … 2025. On est donc loin du compte. Ce qui risque de se passer à moyen ou long terme, c’et que le gisement de déchets produits par les communes adhérentes au SYCTOM ne soit plus suffisant et qu’il faille alors que le SYCTOM importe des déchets de l’extérieur pour faire fonctionner l’usine. Ce serait une aberration !

Le flou du projet d’unité de valorisation organique

De plus, ce projet de nouvel incinérateur contient, dans sa troisième tranche, une unité de valorisation organique dont on peine à comprendre les contours et objectifs. Lors de la commission PADT du 15 mai 2018, Mme Magne nous parlait d’un système de tri des déchets organique. Or la loi de transition énergétique impose qu’un tri à la source des biodéchets soit mis en place en 2025. Que triera donc cette unité de tri, qui devrait être opérationnelle en 2027, soit 2 ans après la mise en place du tri à la source ? Ensuite, Mme Magne nous explique qu’il n’y aura pas de compostage, et pas de méthanisation non plus. Mais que fera donc cette unité de valorisation organique ? Il est difficile d’en savoir plus, et donc difficile d’approuver le projet en l’état.

Voilà donc beaucoup de raisons qui nous pousseront à voter contre ce projet. Le SYCTOM doit revoir sa copie pour se mettre en conformité avec la loi de transition énergétique.

Intervention de Loïc RAMBAUD lors du conseil municipal de Charenton-le-Pont le 23 mai 2018

Quartier Bercy-Charenton : la majorité écoutera-t-elle (vraiment) les Charentonnais ?

A l’occasion d’une récente réunion publique, les Charentonnais ont pu partager leur vision de l’actuel quartier de Bercy et s’exprimer sur le projet d’aménagement urbain du futur quartier Charenton-Bercy.

La nécessité de résorber l’enclavement du quartier Bercy et d’établir des liaisons douces avec Paris et le reste de Charenton a fait l’unanimité. Tout comme le besoin d’un quartier vivant et animé par une mixité équilibrée entre logements, bureaux, services publics et commerces. Notre groupe « Charenton avant Tout » défend cette vision de l’aménagement urbain depuis plusieurs années et nous nous réjouissons donc de constater qu’elle est partagée par les habitants, mais aussi par la municipalité qui nous a assuré agir en ce sens.

Cependant, un autre point essentiel est revenu à plusieurs reprises parmi les habitants : celui de traiter efficacement le bruit et la pollution provoqués par l’autoroute A4, en la couvrant ! On voit mal en effet comment l’idée conceptuelle du futur quartier, à savoir créer du lien entre la Seine et le Bois de Vincennes, pourrait se concrétiser avec le maintien de cette barrière infranchissable que constitue l’A4. Le projet de conversion en boulevard urbain n’est manifestement plus à la hauteur de l’enjeu et nous continuons de penser que la couverture partielle de l’A4 est plus que jamais d’actualité pour reconquérir les berges de Seine. La majorité municipale aura t-elle le cran d’écouter les Charentonnais sur ce point ?

Loïc RAMBAUD, Conseiller Municipal
@rambaudloic

Rythmes scolaires : où est passé l’intérêt de l’enfant ?

La courte consultation des parents d’élèves menée fin décembre 2017, qui aura mobilisé à peine la moitié des familles, aura produit, de justesse, le résultat attendu par la majorité municipale, à savoir le retour à une organisation du temps scolaire sur 4 journées pleines dans les écoles de la ville.

Une consultation biaisée

Le déséquilibre des explications fournies par la municipalité aux parents d’élèves n’y aura sans doute pas été étranger : d’un côté une simple ligne en faveur du statuquo et de l’autre une pleine page d’arguments vantant le retour à 4 jours. Et pourtant, le principal intérêt de la municipalité pour le retour à 4 jours, à savoir l’économie de personnel municipal, n’a jamais été clairement évoqué.

Notre groupe ne peut que regretter ce retour en arrière qui tient compte de beaucoup d’intérêts particuliers (familles, professeurs) exceptés de ceux de l’enfant.

Un mois d’enseignement en moins chaque année

Désormais, c’est donc le temps d’une matinée d’enseignement qui sera perdu chaque semaine, soit pratiquement un mois par an, et des journées restantes qui seront encore surchargées. La majorité municipale, comme d’autres ailleurs, préfère se voiler la face et ignorer les médiocres performances des élèves français dans les classements internationaux.

Cette décision collective relève de l’irresponsabilité tant elle contribue à réduire les chances des générations futures.

Comment pourra-t-on expliquer dans quelques années que nous n’avions pas compris que c’est en répartissant mieux le temps d’enseignement sur l’année, et non en le concentrant sur un nombre réduit de journées, que l’on permet aux enfants de mieux apprendre et d’utiliser tout leur potentiel ?

Loïc RAMBAUD, Conseiller Municipal
@rambaudloic

Rythmes scolaires à Charenton : pour une simple modification de l’organisation de temps scolaire sur 4 jours ½ !

Entre le 14 et le 20 décembre, la ville de Charenton propose aux parents d’élèves de choisir entre 2 modalités d’organisation du temps scolaire : soit le statuquo d’une semaine à 4 jours ½ sans aucune modification, soit le retour à 4 jours d’école par semaine.

Une troisième option est possible

Notre groupe défend pourtant une troisième option qui éviterait de tout chambouler une nouvelle fois. Elle tiendrait compte des préoccupations des parents et des enseignants. C’est celle d’adapter l’organisation actuelle (sur 4 jours ½) en réduisant les pauses méridiennes de 2h à 1h30 les jours pleins (lundi, mardi, jeudi et vendredi). Cette option présente le mérite de journées plus courtes pour les élèves et les enseignants et va dans l’intérêt de tous :

  • Des enfants qui ont des journées d’apprentissage plus courtes et mieux réparties dans la semaine (5 matinées au lieu de 4) ;
  • Des enseignants qui voient leur présence à l’école diminuer pour se concentrer sur le temps strictement utile ;
  • De la ville et des associations qui peuvent organiser des activités périscolaires de meilleure qualité sur une période plus étendue chaque soir.

Nous dénonçons la vision purement financière qui amène certaines villes à revenir à une organisation à 4 jours créatrice d’inégalités entre les enfants. Nous appelons la municipalité Charentonnaise à ne pas faire ce choix.

Les parents doivent savoir qu’un retour à 4 jours n’aurait pas nécessairement les effets escomptés de réduction de la fatigue des enfants (par ailleurs plutôt contestée) si les journées d’école devaient commencer ¼ d’heure plus tôt et se finir plus tard chaque soir selon le modèle soumis au vote par la municipalité de Charenton.

Comme à Vincennes et Maisons-Alfort, nous invitons les parents Charentonnais à exprimer leur choix de rester sur une organisation à 4 jours ½.

Préservons les 5 matinées d’enseignement par semaine

Cette rentrée 2017 est marquée par la possibilité offerte aux communes qui le souhaitent de revenir à une organisation du temps scolaire sur 4 jours. Revenir sur la précédente réforme en faisant fi de tous les efforts qui ont pu être engagés par les communes pour s’adapter n’est pourtant pas la solution aux problèmes que cette réforme a pu créer. Il aurait été plus opportun de réfléchir à la pérennisation d’un dispositif d’accueil périscolaire facilité par l’Etat et accessible à toutes les communes.

Revenir à 4 jours serait une erreur

Revenir à la semaine de 4 jours est une erreur car il n’est plus à démontrer que c’est sur 5 matinées que les enfants assimilent le mieux les connaissances. Supprimer une demi-journée d’enseignement par semaine au motif que cela coûte est une insulte à l’avenir de nos enfants. Oui l’éducation coûte cher au pays mais l’ignorance bien plus encore !

Les enfants seraient fatigués de se lever 5 jours de suite ! Qu’à cela ne tienne, s’il faut installer une coupure dans la semaine alors remplaçons l’enseignement du mercredi matin par celui du samedi matin ! Notons que sous la semaine à 4 jours, les enfants dont les parents ne peuvent les garder à la maison le mercredi se lèvent tout de même sans pouvoir bénéficier d’une matinée d’enseignement, pendant que leurs camarades font la grasse matinée, ce qui créé une inégalité insupportable et ne résout pas le problème de fatigue.

A Charenton, tous les acteurs de l’éducation, parents, professeurs, personnels accompagnants et municipalité doivent réfléchir ensemble en mettant l’intérêt de l’enfant au cœur de leur priorité pour préparer la rentrée 2018. Nous demandons à la municipalité de ne pas renverser la table et de capitaliser sur les efforts engagés depuis 2014 pour maintenir la semaine à 4,5 jours à Charenton.

Loïc Rambaud, Conseiller municipal