Archives de l’auteur : Alison Uddin

Des économies au détriment des petits Charentonnais !

A la rentrée 2017, parents et enfants découvraient, non sans peine, la nouvelle organisation de la crèche « Bleu ». Sous couvert d’expérimentation, l’exécutif municipal avait décidé de déléguer la gestion de cet établissement petite enfance à une entreprise privée. Si nous n’étions pas fondamentalement contre le principe, les garanties que nous demandions quant au maintien de la qualité du service rendu aux Charentonnais ne nous avaient pas été fournies.
Nous le savions, la seule motivation de la majorité municipale résidait dans les économies réalisées par ce changement. C’est donc sans surprise que l’exécutif a récemment souhaité étudier l’opportunité de recourir à un prestataire privé sur une autre structure, le multi-accueil « Paris ». Pour ce faire, un cabinet a été mandaté afin de réaliser un diagnostic des différents modes de gestion, notamment sur les aspects qualitatifs.
« Retours négatifs des parents », « équipe moins qualitative », « manque d’activités »… A un peu moins d’un an d’exploitation, le bilan est sans appel : la délégation de service public à la crèche « Bleu » n’a pas permis d’assurer la même qualité de service qu’en gestion directe par la ville.
Nous regrettons que malgré ce constat indéniable, l’exécutif municipal ait choisit d’étendre ce mode de gestion, certes moins coûteux, au multi-accueil « Paris ». Car si nous ne négligeons pas l’enjeu d’optimiser la dépense publique, nous n’acceptons pas que cela soit fait au détriment des Charentonnais, et encore moins les plus jeunes d’entre eux.
Alison UDDIN, Conseillère Municipale

Baisse des subventions aux associations Charentonnaises !

Baisse des subventions

Pour commencer, un premier constat inévitable : les enveloppes allouées aux associations diminuent. -10% pour les associations à destination des seniors ou à visée sociale, -6% pour les associations culturelles… et même les associations sportives, certes dans une moindre mesure, voient leur enveloppe baisser.

Sur le sport justement, cette année inaugurait l’attribution par critérisation. Dire que les débuts sont timides serait un euphémisme. Bien sûr on entend la nécessité d’amortir ce changement pour ne pas bouleverser les associations dans leur fonctionnement, mais là, à mon avis, elles risquent de ne même pas s’en apercevoir ou alors de le regretter. Car pour 70% d’entre elles, lorsque les subventions ne stagnent pas elles baissent.

Enfin si la critérisation met du temps à se mettre en place au niveau des sports, elle est totalement inexistante dans le domaine de la culture où l’attribution des subventions aux associations se fait en l’absence de toute logique. Dans ce secteur, vous choisissez donc d’attribuer 1500€ à une association qui dispose de + de 200 000€ en trésorerie, alors que les petites associations au budget tendu mais qui compte néanmoins de nombreux adhérents charentonnais doivent se contenter de toutes petites subventions.

Nous regrettons donc une fois de plus l’attribution des subventions qui ne répond à aucune logique mais est simplement systématique.

Prise de parole d’Alison UDDIN lors du Conseil Municipal du 23 mai 2018

La carte scolaire, un outil de mixité inutilisé par la majorité municipale

Un outil pour la mixité

La carte scolaire définit les affectations aux écoles maternelles et primaires selon des limites géographiques. Si ce document, adopté par les élus municipaux, a pour objectif de garantir une proximité des établissements des domiciles familiaux, il constitue aussi un moyen de favoriser la mixité sociale au sein des écoles de notre ville.
Malheureusement, la majorité municipale a exclu cette logique en concevant une carte scolaire distinguant le nord du sud de Charenton. Pourtant, le diagnostic territorial de notre ville démontre que les voies ferrées représentent une véritable fracture sociale. Malgré cela, la municipalité a préféré cloisonner les inégalités qui existent aujourd’hui entre les Charentonnais plutôt que de les atténuer.

Revoir la sectorisation

Pour notre part, nous défendons une sectorisation « verticale », traversant les voies ferrées, qui permettrait à la fois d’assurer la proximité aux familles et la mixité au sein des établissements. Cette mixité sociale est un outil facilitant la réussite scolaire pour les plus fragiles, mais c’est aussi participer au « vivre ensemble ».
Nous regrettons que ce choix de l’exécutif municipal soit une illustration supplémentaire de leur refus de réduire les disparités locales, voire de les enclaver. Car si cela se pose sur le domaine scolaire, on pourrait également évoquer les programmes de construction de logements sociaux essentiellement situés au sud des voies ferrées.
Alison UDDIN  

Mai 2015 – Médiation-Prévention : nouveau service ou opération de communication ?

Il y a quelques mois, le service médiation-prévention ouvrait ses portes à la Verrière de Bercy. Cet espace, présenté comme un lieu dédié aux activités des jeunes majeurs, devait offrir en sus un service d’accompagnement destiné aux jeunes en difficultés, grâce à la présence de personnes qualifiées. Il s’avère qu’en réalité, ce projet était une coquille vide. Les activités destinées aux jeunes sont aux abonnés absents, comme les jeunes eux-mêmes.

La majorité municipale, prisonnière de sa propre idéologie, ne jure que par sa détermination à « inculquer l’effort à ces jeunes ». Résultat : en 6 mois, seule une vingtaine de jeunes fréquente régulièrement le service. Le constat d’échec est sans appel ! Avec un budget 2015 qui vient d’être amputé de -56 %, les lendemains ne chantent même plus pour la jeunesse Charentonnaise. Lorsque l’on est capable de dépenser 80 000 € pour la seule cérémonie des vœux du maire, il y a quelque chose d’indécent à ne prévoir que 13 000 € pour un service médiation-prévention qui devra fonctionner toute l’année.

L’accompagnement des jeunes en difficulté est une bonne chose qui doit perdurer. Pour autant, cela ne doit pas priver l’ensemble des autres jeunes d’un lieu d’accueil et de rencontres. Certes, le goût de l’effort est vertueux, mais on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Un service plus attractif, tournée vers l’ensemble des jeunes, remplirait déjà en grande partie sa mission principale, créer le vivre ensemble !

Alison Uddin,
Conseillère Municipale

Mai 2014 – L’expression de l’opposition en 1 462 signes !

1462 signes, c’est le nombre de caractères (espaces compris) à ne pas dépasser pour la tribune des élus du groupe “Charenton avant tout “. Ces tribunes libres existent grâce à une loi, votée par la gauche, qui voulait donner un droit d’expression spécifique aux élus d’opposition. Rien ne justifie de répartir l’espace dédié en fonction des suffrages remportés par chaque liste.
En refusant d’assurer une égalité de traitement, comme c’était le cas avant, la majorité municipale ne respecte pas l’esprit de la loi.
Les trois groupes d’opposition sont donc contraints de se partager moins de la moitié d’une page, tandis que la majorité, disposant déjà d’une trentaine de pages du “Charenton magazine”,
s’octroie en plus une tribune de taille disproportionnée ! Ce choix arbitraire montre le peu de respect qui est porté au débat local à Charenton.
Mais pire encore, lors de la désignation des représentants de la ville, la majorité, quand elle l’a pu, a purement et simplement rayé l’opposition de toute représentation.
Malgré ces contraintes, nous sommes plus déterminés que jamais à assurer notre rôle d’élus d’opposition et apporter un autre regard et une autre voix sur les enjeux locaux à chaque fois que cela est nécessaire !

Alison Uddin,
Conseillère Municipale