Archives mensuelles : mai 2018

Baisse des subventions aux associations Charentonnaises !

Baisse des subventions

Pour commencer, un premier constat inévitable : les enveloppes allouées aux associations diminuent. -10% pour les associations à destination des seniors ou à visée sociale, -6% pour les associations culturelles… et même les associations sportives, certes dans une moindre mesure, voient leur enveloppe baisser.

Sur le sport justement, cette année inaugurait l’attribution par critérisation. Dire que les débuts sont timides serait un euphémisme. Bien sûr on entend la nécessité d’amortir ce changement pour ne pas bouleverser les associations dans leur fonctionnement, mais là, à mon avis, elles risquent de ne même pas s’en apercevoir ou alors de le regretter. Car pour 70% d’entre elles, lorsque les subventions ne stagnent pas elles baissent.

Enfin si la critérisation met du temps à se mettre en place au niveau des sports, elle est totalement inexistante dans le domaine de la culture où l’attribution des subventions aux associations se fait en l’absence de toute logique. Dans ce secteur, vous choisissez donc d’attribuer 1500€ à une association qui dispose de + de 200 000€ en trésorerie, alors que les petites associations au budget tendu mais qui compte néanmoins de nombreux adhérents charentonnais doivent se contenter de toutes petites subventions.

Nous regrettons donc une fois de plus l’attribution des subventions qui ne répond à aucune logique mais est simplement systématique.

Prise de parole d’Alison UDDIN lors du Conseil Municipal du 23 mai 2018

Impôts et Services publics, à Charenton 1€+1€=(toujours) 2€

Ils ont osés !

La majorité municipale a osé annoncer en une du journal municipal : « 0% d’augmentation des impôts locaux » ! En jouant sur les mots ce pourrait ressembler à une réalité.

Mais tous les services publics Charentonnais ont augmenté de 2 à 6 fois l’inflation , de nouveaux impôts ont été créés, le stationnement payant, maintenant aussi pour les deux roues, est la nouvelle « vache à lait » avec plus de 1,2 M d’€ de recettes annuelles, la cantine, les séjours de nos enfants, les cimetières, etc… Tout, tout augmente et très fortement.

Si nous ramenions toutes ces hausses à la hauteur de la fiscalité locale, ce n’est pas 0% qu’il faudrait indiquer mais plutôt 10 % ! Alors, que l’on nous prenne 1 € dans la poche gauche ou 1 € dans la poche droite… n’est-ce pas pareil ?

Dire que les collectivités locales sont à la peine, c’est le moins que l’on puisse constater. La politique menée par l’actuel Gouvernement est dangereuse pour la décentralisation et le lien social local. Nous pouvons, Majorité et Opposition municipale, nous accorder sur ce constat.

Alors, quel est ce besoin d’annoncer de telles contre-vérités à nos concitoyens ?

Pourquoi faire croire que nous serions épargnés par une « merveilleuse équipe municipale » qui nous exonèrerait des dures réalités nationales ?

Charenton comme les autres villes doit compenser les pertes que nous infligent l’Etat. À défaut de se remettre en question, la majorité municipale a choisi la (très forte) hausse des services publics : c’est une réalité… Pourquoi la déguiser ?

A l’exception d’être une piètre manœuvre politicienne, nous nous interrogeons sur le sens d’une telle (fausse) annonce ?

Les Charentonnais.es attendent de la transparence, pas de la manigance !

Gilles-Maurice Bellaïche

La carte scolaire, un outil de mixité inutilisé par la majorité municipale

Un outil pour la mixité

La carte scolaire définit les affectations aux écoles maternelles et primaires selon des limites géographiques. Si ce document, adopté par les élus municipaux, a pour objectif de garantir une proximité des établissements des domiciles familiaux, il constitue aussi un moyen de favoriser la mixité sociale au sein des écoles de notre ville.
Malheureusement, la majorité municipale a exclu cette logique en concevant une carte scolaire distinguant le nord du sud de Charenton. Pourtant, le diagnostic territorial de notre ville démontre que les voies ferrées représentent une véritable fracture sociale. Malgré cela, la municipalité a préféré cloisonner les inégalités qui existent aujourd’hui entre les Charentonnais plutôt que de les atténuer.

Revoir la sectorisation

Pour notre part, nous défendons une sectorisation « verticale », traversant les voies ferrées, qui permettrait à la fois d’assurer la proximité aux familles et la mixité au sein des établissements. Cette mixité sociale est un outil facilitant la réussite scolaire pour les plus fragiles, mais c’est aussi participer au « vivre ensemble ».
Nous regrettons que ce choix de l’exécutif municipal soit une illustration supplémentaire de leur refus de réduire les disparités locales, voire de les enclaver. Car si cela se pose sur le domaine scolaire, on pourrait également évoquer les programmes de construction de logements sociaux essentiellement situés au sud des voies ferrées.
Alison UDDIN