Archives mensuelles : février 2017

Pour les cantines Charentonnaises, la municipalité peut mieux faire !

Monsieur le maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux,

Mon groupe « Charenton Avant Tout » a déjà eu l’occasion d’exprimer à maintes reprises sa volonté de voir s’améliorer la qualité des repas proposés au sein des cantines gérées par la municipalité. Je crois que nous serons tous d’accord dans cette assemblée pour dire qu’il est impératif de proposer à nos enfants et à nos ainés une offre alimentaire qui soit saine et équilibrée.

Un peu de bio dans les assiettes, un bon début !

Dans la proposition d’accord cadre que vous nous soumettez à délibération, nous notons que des efforts ont été faits sur l’introduction d’aliments issus de l’agriculture biologique française et d’aliments produits en circuits courts. Il aura tout de même fallu plusieurs interventions de notre part, et l’action coordonnée des associations de parents d’élèves de la ville, pour que vous preniez enfin la mesure des attentes qui étaient exprimés par les Charentonnais. Récemment encore vous nous opposiez l’argument du coût pour justifier votre refus d’introduire du bio dans l’alimentation des enfants. Nous nous réjouissons donc que vous ayez changé d’avis et que vous inscriviez Charenton parmi les villes qui introduisent du bio dans l’alimentation proposée dans les cantines municipales.
Avec le bio, il ne s’agit pas tant de répondre à un effet de mode qu’à une réelle préoccupation de santé publique sur les effets provoqués par les multiples substances chimiques que l’on retrouve trop souvent dans les aliments. Nous aurions donc souhaité qu’une part plus large soit accordée aux produits biologiques.

La cuisine centrale de Créteil-Alfortville

Réorganiser la production des repas pour en améliorer la qualité

Néanmoins, il reste bien d’autres aspects de l’organisation de la production et livraisons des repas qui mériteraient d’être révisées et sur lesquels l’accord cadre proposé ce soir n’apporte aucune amélioration. Aujourd’hui les repas sont fabriqués entre 24 et 72 heures à l’avance et à plus de 40 kilomètres d’ici, nécessitant un important dispositif de stockage et transports frigorifique, très couteux en énergie, et qui nécessite l’utilisation d’une quantité invraisemblable de barquettes plastiques, fussent-elles recyclables ou biodégradables. D’un côté on veille à proposer des repas équilibrés et de l’autre on ne prête pas vraiment d’attention à la qualité gustative des repas. J’évoque ici le fait qu’un repas préparé 72 heures en avance perd forcément goût et en qualité nutritionnelle par rapport préparé le jour même.

Nous pensons que notre ville pourrait se faire l’initiatrice d’un projet de cuisine centrale, autogérée ou mis en délégation, qui pourrait être partagé avec plusieurs de nos communes voisines, par exemple au sein du territoire Paris-Est Marne et Bois. Cela se voit déjà dans de multiples communautés de communes, à droite comme à gauche. Techniquement, cela suppose de passer de la liaison froide actuellement pratiquée à Charenton, à la liaison chaude. Les avantages seraient colossaux, des repas préparés le jour même de leur consommation pour une qualité gustative et nutritionnelle préservée, des transports réduits à leur stricte minimum et donc une empreinte écologique réduite, et avec en prime des emplois crées sur notre bassin d’emploi. Nous aurions tout à y gagner.

Loïc RAMBAUD, Conseiller Municipal

Intervention prononcée lors de la séance du 7 décembre 2016 du Conseil Municipal de Charenton-le-Pont.

Pollution de l’air : Charenton doit aussi agir !

Les récents épisodes de pollution de l’air aux particules fines nous ont rappelés à quel point il était temps d’agir pour que nous puissions enfin respirer un air sain, et particulièrement à Charenton. Mais ces pics de pollution ne doivent pas nous faire oublier que c’est la pollution chronique de l’air qui a le plus d’effets néfastes sur notre santé. Aujourd’hui, en France, cette pollution chronique représente la troisième cause de mortalité juste après le tabac et l’alcool. Et si l’on peut éviter de boire ou de fumer, on peut difficilement arrêter de respirer.

Le trafic routier est la première cause de pollution de l’air en ville

En Ile-de-France, plus de la moitié des particules fines que nous respirons proviennent du trafic routier. C’est le principal levier sur lequel agir et la ville de Charenton doit prendre sa part de responsabilité si elle ne veut plus subir le couperet de la circulation alternée qui s’avère peu efficace. Ainsi, notre groupe Charenton Avant Tout demande au maire de Charenton de s’associer à l’initiative parisienne de mise en place d’une zone de circulation restreinte pour les véhicules les plus polluants, via l’utilisation de la pastille de couleur Crit’air. Sans cela, le risque est grand que notre ville devienne le point de rencontre de tous les véhicules polluants qui s’arrêteront aux portes de la capitale.

PollutionAirParis

Accompagner le remplacement des véhicules polluants

D’autres moyens d’actions existent, comme l’instauration d’une aide municipale incitant à l’installation dans les parkings, publics ou privés, de prises de recharge pour véhicules électriques, qui permettra aux Charentonnais qui disposent d’une voiture et qui ne peuvent pas prendre les transports en commun d’opter pour la voiture électrique plutôt que diesel. Au travers de cette mesure, nous n’imposerions pas le choix du mode de transport et ferions en sorte que quel que soit ce choix, celui-ci soit moins polluant.

Loïc Rambaud
Conseiller Municipal de Charenton-le-Pont