Les élus mobilisés contre la fermeture de nuit du commissariat de Charenton

Ce samedi 9 juin 2018, les élus du groupe Charenton avant tout étaient présents devant le commissariat de Charenton le Pont afin d’apporter leur soutien à la mobilisation contre le projet de fermeture de nuit du commissariat et de mutualisation avec celui de Maisons-Alfort.

Nous estimons que ce projet va à l’encontre des besoins grandissants de sécurité de la population et est à l’exact opposé des déclarations faites par le ministre de l’intérieur sur l’augmentation des moyens alloués à nos forces de sécurité.

De plus, ce projet de fermeture la nuit nous semble n’être que la première étape d’une fermeture totale du commissariat dans le futur. c’est pourquoi nous y sommes opposés.

 

le Syctom doit réviser sa copie pour l’incinérateur d’Ivry

Lors de la présentation de ce nouveau projet d’incinérateur à Ivry, Mme Magne signalait les réserves émises par l’autorité environnementale. Elle a bien raison d’en parler car elles sont nombreuses. Mais ce que Mme Magne oublie de nous dire c’est que dans son ensemble, l’avis de l’autorité environnementale sur ce projet est défavorable ! Cela n’est pas anecdotique.

Des hypothèses erronées

Ce projet de nouvel incinérateur est basé sur une hypothèse de gisement de déchets qui est largement surestimée. La différence entre l’estimation du SYCTOM retenue pour dimensionner le projet et celle des associations, reprise par l’autorité environnementale, est de 400 000 tonnes de déchets par an. Sur un total de 720 000 tonnes à long terme, la différence n’est pas une paille. Ce projet ne tient pas compte des objectifs de réduction des déchets qui sont fixées par la loi de transition énergétique pour une croissance verte, il est donc en quelques sortes illégal. Cette loi fixe un objectif de 55 % des déchets recyclés en 2020 alors que le SYCTOM fixe lui un objectif de 27 % en … 2025. On est donc loin du compte. Ce qui risque de se passer à moyen ou long terme, c’et que le gisement de déchets produits par les communes adhérentes au SYCTOM ne soit plus suffisant et qu’il faille alors que le SYCTOM importe des déchets de l’extérieur pour faire fonctionner l’usine. Ce serait une aberration !

Le flou du projet d’unité de valorisation organique

De plus, ce projet de nouvel incinérateur contient, dans sa troisième tranche, une unité de valorisation organique dont on peine à comprendre les contours et objectifs. Lors de la commission PADT du 15 mai 2018, Mme Magne nous parlait d’un système de tri des déchets organique. Or la loi de transition énergétique impose qu’un tri à la source des biodéchets soit mis en place en 2025. Que triera donc cette unité de tri, qui devrait être opérationnelle en 2027, soit 2 ans après la mise en place du tri à la source ? Ensuite, Mme Magne nous explique qu’il n’y aura pas de compostage, et pas de méthanisation non plus. Mais que fera donc cette unité de valorisation organique ? Il est difficile d’en savoir plus, et donc difficile d’approuver le projet en l’état.

Voilà donc beaucoup de raisons qui nous pousseront à voter contre ce projet. Le SYCTOM doit revoir sa copie pour se mettre en conformité avec la loi de transition énergétique.

Intervention de Loïc RAMBAUD lors du conseil municipal de Charenton-le-Pont le 23 mai 2018

Baisse des subventions aux associations Charentonnaises !

Baisse des subventions

Pour commencer, un premier constat inévitable : les enveloppes allouées aux associations diminuent. -10% pour les associations à destination des seniors ou à visée sociale, -6% pour les associations culturelles… et même les associations sportives, certes dans une moindre mesure, voient leur enveloppe baisser.

Sur le sport justement, cette année inaugurait l’attribution par critérisation. Dire que les débuts sont timides serait un euphémisme. Bien sûr on entend la nécessité d’amortir ce changement pour ne pas bouleverser les associations dans leur fonctionnement, mais là, à mon avis, elles risquent de ne même pas s’en apercevoir ou alors de le regretter. Car pour 70% d’entre elles, lorsque les subventions ne stagnent pas elles baissent.

Enfin si la critérisation met du temps à se mettre en place au niveau des sports, elle est totalement inexistante dans le domaine de la culture où l’attribution des subventions aux associations se fait en l’absence de toute logique. Dans ce secteur, vous choisissez donc d’attribuer 1500€ à une association qui dispose de + de 200 000€ en trésorerie, alors que les petites associations au budget tendu mais qui compte néanmoins de nombreux adhérents charentonnais doivent se contenter de toutes petites subventions.

Nous regrettons donc une fois de plus l’attribution des subventions qui ne répond à aucune logique mais est simplement systématique.

Prise de parole d’Alison UDDIN lors du Conseil Municipal du 23 mai 2018

Impôts et Services publics, à Charenton 1€+1€=(toujours) 2€

Ils ont osés !

La majorité municipale a osé annoncer en une du journal municipal : « 0% d’augmentation des impôts locaux » ! En jouant sur les mots ce pourrait ressembler à une réalité.

Mais tous les services publics Charentonnais ont augmenté de 2 à 6 fois l’inflation , de nouveaux impôts ont été créés, le stationnement payant, maintenant aussi pour les deux roues, est la nouvelle « vache à lait » avec plus de 1,2 M d’€ de recettes annuelles, la cantine, les séjours de nos enfants, les cimetières, etc… Tout, tout augmente et très fortement.

Si nous ramenions toutes ces hausses à la hauteur de la fiscalité locale, ce n’est pas 0% qu’il faudrait indiquer mais plutôt 10 % ! Alors, que l’on nous prenne 1 € dans la poche gauche ou 1 € dans la poche droite… n’est-ce pas pareil ?

Dire que les collectivités locales sont à la peine, c’est le moins que l’on puisse constater. La politique menée par l’actuel Gouvernement est dangereuse pour la décentralisation et le lien social local. Nous pouvons, Majorité et Opposition municipale, nous accorder sur ce constat.

Alors, quel est ce besoin d’annoncer de telles contre-vérités à nos concitoyens ?

Pourquoi faire croire que nous serions épargnés par une « merveilleuse équipe municipale » qui nous exonèrerait des dures réalités nationales ?

Charenton comme les autres villes doit compenser les pertes que nous infligent l’Etat. À défaut de se remettre en question, la majorité municipale a choisi la (très forte) hausse des services publics : c’est une réalité… Pourquoi la déguiser ?

A l’exception d’être une piètre manœuvre politicienne, nous nous interrogeons sur le sens d’une telle (fausse) annonce ?

Les Charentonnais.es attendent de la transparence, pas de la manigance !

Gilles-Maurice Bellaïche

La carte scolaire, un outil de mixité inutilisé par la majorité municipale

Un outil pour la mixité

La carte scolaire définit les affectations aux écoles maternelles et primaires selon des limites géographiques. Si ce document, adopté par les élus municipaux, a pour objectif de garantir une proximité des établissements des domiciles familiaux, il constitue aussi un moyen de favoriser la mixité sociale au sein des écoles de notre ville.
Malheureusement, la majorité municipale a exclu cette logique en concevant une carte scolaire distinguant le nord du sud de Charenton. Pourtant, le diagnostic territorial de notre ville démontre que les voies ferrées représentent une véritable fracture sociale. Malgré cela, la municipalité a préféré cloisonner les inégalités qui existent aujourd’hui entre les Charentonnais plutôt que de les atténuer.

Revoir la sectorisation

Pour notre part, nous défendons une sectorisation « verticale », traversant les voies ferrées, qui permettrait à la fois d’assurer la proximité aux familles et la mixité au sein des établissements. Cette mixité sociale est un outil facilitant la réussite scolaire pour les plus fragiles, mais c’est aussi participer au « vivre ensemble ».
Nous regrettons que ce choix de l’exécutif municipal soit une illustration supplémentaire de leur refus de réduire les disparités locales, voire de les enclaver. Car si cela se pose sur le domaine scolaire, on pourrait également évoquer les programmes de construction de logements sociaux essentiellement situés au sud des voies ferrées.
Alison UDDIN  

Budget Primitif de Charenton – Intervention de GM Bellaïche devant le Conseil Municipal du 11 avril 2018

Mes chers collègues,

J’ai failli commencer cette intervention par un satisfecit sur la nouvelle notoriété nationale, voire même internationale, de notre ville. Quel média n’a pas parlé de Charenton ces dernières semaines ?

Vous l’aurez noté, deux sujets ont occupé la presse concernant notre ville : d’une part le projet Charenton-Bercy et d’autre part le stationnement payant des deux roues. Nous avons, lors du précédent Conseil, indiqué quelles étaient nos ambitions, souvent partagées, pour le projet de Bercy.

Mais reconnaissez que ce qui a fait le plus parler de notre ville est le stationnement payant des deux roues et le fait que nous soyons les 1ers en France à le faire.

Alors être les pionniers, pourquoi pas ?

Mais, et c’est à l’image de ce que nous allons dérouler tout au long de ce débat, être les premiers sur un nouvel impôt, non pardon et c’est toute la subtilité de votre gestion, pas un nouvel impôt mais une nouvelle charge imposée, je m’en serai bien passé.

Car, c’est ainsi qu’est construit l’architecture de ce Budget Primitif 2018.

D’un côté Charenton Magazine annonçant, à la manière des publicités sur les crédits voitures, 0% d’augmentation des impôts et après en petit, mais comme vous ne prenez même pas la peine de le faire c’est à nous de le dire, les conditions de ce 0% sont éloquentes… Attention à la publicité mensongère…par omission !

C’est vrai la part communale d’imposition ne va pas variée…mais c’est bien la seule ! Tout d’abord si le taux ne change pas les bases elles évoluent par décisions gouvernementales. Continuer la lecture

Quartier Bercy-Charenton : la majorité écoutera-t-elle (vraiment) les Charentonnais ?

A l’occasion d’une récente réunion publique, les Charentonnais ont pu partager leur vision de l’actuel quartier de Bercy et s’exprimer sur le projet d’aménagement urbain du futur quartier Charenton-Bercy.

La nécessité de résorber l’enclavement du quartier Bercy et d’établir des liaisons douces avec Paris et le reste de Charenton a fait l’unanimité. Tout comme le besoin d’un quartier vivant et animé par une mixité équilibrée entre logements, bureaux, services publics et commerces. Notre groupe « Charenton avant Tout » défend cette vision de l’aménagement urbain depuis plusieurs années et nous nous réjouissons donc de constater qu’elle est partagée par les habitants, mais aussi par la municipalité qui nous a assuré agir en ce sens.

Cependant, un autre point essentiel est revenu à plusieurs reprises parmi les habitants : celui de traiter efficacement le bruit et la pollution provoqués par l’autoroute A4, en la couvrant ! On voit mal en effet comment l’idée conceptuelle du futur quartier, à savoir créer du lien entre la Seine et le Bois de Vincennes, pourrait se concrétiser avec le maintien de cette barrière infranchissable que constitue l’A4. Le projet de conversion en boulevard urbain n’est manifestement plus à la hauteur de l’enjeu et nous continuons de penser que la couverture partielle de l’A4 est plus que jamais d’actualité pour reconquérir les berges de Seine. La majorité municipale aura t-elle le cran d’écouter les Charentonnais sur ce point ?

Loïc RAMBAUD, Conseiller Municipal
@rambaudloic

Rythmes scolaires : où est passé l’intérêt de l’enfant ?

La courte consultation des parents d’élèves menée fin décembre 2017, qui aura mobilisé à peine la moitié des familles, aura produit, de justesse, le résultat attendu par la majorité municipale, à savoir le retour à une organisation du temps scolaire sur 4 journées pleines dans les écoles de la ville.

Une consultation biaisée

Le déséquilibre des explications fournies par la municipalité aux parents d’élèves n’y aura sans doute pas été étranger : d’un côté une simple ligne en faveur du statuquo et de l’autre une pleine page d’arguments vantant le retour à 4 jours. Et pourtant, le principal intérêt de la municipalité pour le retour à 4 jours, à savoir l’économie de personnel municipal, n’a jamais été clairement évoqué.

Notre groupe ne peut que regretter ce retour en arrière qui tient compte de beaucoup d’intérêts particuliers (familles, professeurs) exceptés de ceux de l’enfant.

Un mois d’enseignement en moins chaque année

Désormais, c’est donc le temps d’une matinée d’enseignement qui sera perdu chaque semaine, soit pratiquement un mois par an, et des journées restantes qui seront encore surchargées. La majorité municipale, comme d’autres ailleurs, préfère se voiler la face et ignorer les médiocres performances des élèves français dans les classements internationaux.

Cette décision collective relève de l’irresponsabilité tant elle contribue à réduire les chances des générations futures.

Comment pourra-t-on expliquer dans quelques années que nous n’avions pas compris que c’est en répartissant mieux le temps d’enseignement sur l’année, et non en le concentrant sur un nombre réduit de journées, que l’on permet aux enfants de mieux apprendre et d’utiliser tout leur potentiel ?

Loïc RAMBAUD, Conseiller Municipal
@rambaudloic

Rythmes scolaires à Charenton : pour une simple modification de l’organisation de temps scolaire sur 4 jours ½ !

Entre le 14 et le 20 décembre, la ville de Charenton propose aux parents d’élèves de choisir entre 2 modalités d’organisation du temps scolaire : soit le statuquo d’une semaine à 4 jours ½ sans aucune modification, soit le retour à 4 jours d’école par semaine.

Une troisième option est possible

Notre groupe défend pourtant une troisième option qui éviterait de tout chambouler une nouvelle fois. Elle tiendrait compte des préoccupations des parents et des enseignants. C’est celle d’adapter l’organisation actuelle (sur 4 jours ½) en réduisant les pauses méridiennes de 2h à 1h30 les jours pleins (lundi, mardi, jeudi et vendredi). Cette option présente le mérite de journées plus courtes pour les élèves et les enseignants et va dans l’intérêt de tous :

  • Des enfants qui ont des journées d’apprentissage plus courtes et mieux réparties dans la semaine (5 matinées au lieu de 4) ;
  • Des enseignants qui voient leur présence à l’école diminuer pour se concentrer sur le temps strictement utile ;
  • De la ville et des associations qui peuvent organiser des activités périscolaires de meilleure qualité sur une période plus étendue chaque soir.

Nous dénonçons la vision purement financière qui amène certaines villes à revenir à une organisation à 4 jours créatrice d’inégalités entre les enfants. Nous appelons la municipalité Charentonnaise à ne pas faire ce choix.

Les parents doivent savoir qu’un retour à 4 jours n’aurait pas nécessairement les effets escomptés de réduction de la fatigue des enfants (par ailleurs plutôt contestée) si les journées d’école devaient commencer ¼ d’heure plus tôt et se finir plus tard chaque soir selon le modèle soumis au vote par la municipalité de Charenton.

Comme à Vincennes et Maisons-Alfort, nous invitons les parents Charentonnais à exprimer leur choix de rester sur une organisation à 4 jours ½.

Préservons les 5 matinées d’enseignement par semaine

Cette rentrée 2017 est marquée par la possibilité offerte aux communes qui le souhaitent de revenir à une organisation du temps scolaire sur 4 jours. Revenir sur la précédente réforme en faisant fi de tous les efforts qui ont pu être engagés par les communes pour s’adapter n’est pourtant pas la solution aux problèmes que cette réforme a pu créer. Il aurait été plus opportun de réfléchir à la pérennisation d’un dispositif d’accueil périscolaire facilité par l’Etat et accessible à toutes les communes.

Revenir à 4 jours serait une erreur

Revenir à la semaine de 4 jours est une erreur car il n’est plus à démontrer que c’est sur 5 matinées que les enfants assimilent le mieux les connaissances. Supprimer une demi-journée d’enseignement par semaine au motif que cela coûte est une insulte à l’avenir de nos enfants. Oui l’éducation coûte cher au pays mais l’ignorance bien plus encore !

Les enfants seraient fatigués de se lever 5 jours de suite ! Qu’à cela ne tienne, s’il faut installer une coupure dans la semaine alors remplaçons l’enseignement du mercredi matin par celui du samedi matin ! Notons que sous la semaine à 4 jours, les enfants dont les parents ne peuvent les garder à la maison le mercredi se lèvent tout de même sans pouvoir bénéficier d’une matinée d’enseignement, pendant que leurs camarades font la grasse matinée, ce qui créé une inégalité insupportable et ne résout pas le problème de fatigue.

A Charenton, tous les acteurs de l’éducation, parents, professeurs, personnels accompagnants et municipalité doivent réfléchir ensemble en mettant l’intérêt de l’enfant au cœur de leur priorité pour préparer la rentrée 2018. Nous demandons à la municipalité de ne pas renverser la table et de capitaliser sur les efforts engagés depuis 2014 pour maintenir la semaine à 4,5 jours à Charenton.

Loïc Rambaud, Conseiller municipal